Auteur en Herbe
Notes d'un aspirant écrivain
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Vaincre la page blanche : ce qui fonctionne pour moi

30 avril 2025 · 7 min de lecture

La page blanche n'est pas vraiment un problème d'idées. C'est un problème de résistance psychologique. On sait plus ou moins ce qu'on veut écrire — mais quelque chose empêche de commencer.

J'ai expérimenté beaucoup de techniques. Ce qui suit, c'est ce qui marche dans mon cas. Certains points peuvent sembler banals ; c'est souvent les choses banales qui fonctionnent vraiment.

La règle des deux minutes

Je me donne deux minutes pour commencer à écrire quelque chose — n'importe quoi — sur la scène ou le chapitre en cours. Pas besoin que ce soit bon. Le seul objectif est de mettre des mots sur la page dans les deux premières minutes après avoir ouvert le document.

Ça fonctionne parce que la résistance est plus forte avant de commencer qu'après. Une fois qu'il y a quelques lignes, l'inertie change de côté.

Écrire depuis un autre point de vue

Quand je suis bloqué sur une scène, j'essaie de l'écrire depuis le point de vue d'un personnage secondaire, ou même depuis le point de vue d'un objet dans la pièce. Ça paraît absurde, mais ça oblige à regarder la scène différemment et débloquer souvent des détails qu'on n'avait pas vus.

Cette version ne finit jamais dans le manuscrit — c'est juste un exercice. Mais elle aide à trouver l'angle.

Dicter plutôt qu'écrire

Certains jours, le clavier crée une résistance. Dicter (j'utilise simplement le micro de mon téléphone avec une application de transcription) contourne ce blocage. La parole est moins formelle que l'écrit — on se censure moins, les phrases viennent plus naturellement.

C'est un peu la logique qui est derrière des outils comme Plume : au lieu d'écrire, on répond à des questions ou on raconte, et l'outil transforme ça en texte. Pour des projets de mémoires, j'ai vu cette approche débloquer des gens qui n'arrivaient pas à produire une ligne en tapant sur un clavier.

Note pratique : si vous dictez, réécoutez le lendemain plutôt que le jour même. La transcription brute est souvent meilleure qu'elle ne le semble à chaud.

Changer d'outil physique

Passer de l'ordinateur au carnet (ou l'inverse) peut suffire à relancer une session. L'environnement physique influence l'état mental. Ce n'est pas rationnel, mais c'est réel.

J'ai des textes écrits entièrement à la main que je n'aurais jamais pu produire sur écran — quelque chose dans la lenteur de l'écriture manuelle change la relation avec les mots.

Ce qui ne m'aide pas

Par souci d'équilibre : les playlists "musique pour écrire" ne font rien pour moi. Ni les applications de bruit blanc. Le café en quantités excessives non plus — ça accélère les pensées mais pas forcément dans la bonne direction.

Et surtout : lire des articles sur comment vaincre la page blanche au lieu d'écrire. Dont celui-ci, potentiellement.