Auteur en Herbe
Notes d'un aspirant écrivain
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Écrire son premier roman : ce que j'aurais voulu savoir

12 mai 2025 · 9 min de lecture

Je vais éviter le format habituel "10 conseils pour écrire votre roman" parce qu'il existe déjà partout et que je le trouve souvent creux. Ce que je vais noter ici, c'est ce que j'ai appris par l'expérience — les blocages concrets, ce qui les a débloqués, et les choses que je n'avais pas anticipées.

La première fausse croyance : il faut avoir tout l'histoire en tête avant de commencer

Pendant longtemps, j'ai cru qu'il fallait avoir un plan complet avant d'écrire la première ligne. J'ai passé des mois à planifier, à construire des fiches personnages, à dessiner des arcs narratifs. Et puis je me suis retrouvé avec un plan parfait et un roman à zéro.

La réalité : l'histoire se précise en écrivant. Certaines choses ne fonctionnent qu'une fois sur la page. Des personnages prennent de l'importance qu'on n'avait pas prévu. Des scènes planifiées sonnent creux et des scènes improvisées deviennent les meilleures.

Un plan est utile — mais un plan léger. Les grandes lignes suffisent pour commencer. Le reste vient en avançant.

La deuxième fausse croyance : le premier jet doit être bon

J'ai passé des années à réécrire le début de mon roman. Chaque nouvelle session commençait par relire ce que j'avais écrit, le trouver insuffisant, et le retravail. Résultat : après deux ans, j'avais trente pages très travaillées et rien d'autre.

La méthode qui a tout changé : écrire vite et mal. Accepter que le premier jet soit un brouillon. Se donner la permission que les phrases soient maladroites, que les transitions ne fonctionnent pas, que les dialogues soient plats. Le but est de produire de la matière, pas du texte fini.

On corrige après. On réécrit après. Mais il faut d'abord qu'il y ait quelque chose à corriger.

Sur l'utilisation de l'IA dans la fiction

J'ai commencé à utiliser Plume il y a quelques mois, initialement pour des projets de mémoires (j'aide parfois des proches à écrire les leurs). Ce que j'ai découvert, c'est que la méthode de l'entretien guidé est applicable à la fiction aussi : vous décrivez une scène, vous expliquez ce que vous voulez qu'elle fasse dans l'histoire, et l'outil vous aide à la mettre en forme.

Ce n'est pas de la génération automatique de roman. C'est plus proche d'un collaborateur qui vous aide à formuler ce que vous avez en tête. Vous gardez le contrôle des choix narratifs ; l'outil prend en charge une partie du travail de rédaction.

Est-ce que ça change le résultat ? Pour moi oui — dans le bon sens. Ça m'a permis de produire plus, de bloquer moins sur la formulation, et de me concentrer sur ce qui m'intéresse vraiment : l'histoire et les personnages.

Ce qui m'a le plus aidé concrètement

Par ordre d'impact personnel :

1. Écrire tous les jours, même peu. Quinze minutes le matin valent mieux qu'une heure une fois par semaine.

2. Ne pas relire le jour même ce qu'on vient d'écrire. Attendre le lendemain au minimum.

3. Avoir un lecteur de confiance — pas pour des retours stylistiques, juste pour savoir si l'histoire l'intéresse.

4. Accepter que la version finale ne ressemble pas au plan initial. C'est normal et c'est souvent une bonne chose.